Vendredi 10 avril 2009
C'est donc certain maintenant, après la convention de la Rochelle lors de laquelle Jean-Michel Baylet a décidé de renvoyer les fédérations régionales devant leur responsabilité, et de ne pas brusquer les élus et fédérations qui préféraient que le Parti Radical de Gauche fasse l'impasse sur le scrutin Européen, le Comité Directeur réuni à Paris mercredi 8 avril a entériné cette nouvelle étape dans l'extinction progressive du plus vieux parti de France.

Pour ma part, je ne m'y résouds pas. Ne pas présenter de candidats, c'est la meilleure façon de liquider le PRG à moyen terme. Après 6 ans de militance dans ses rangs, j'ai vu les tentatives de négociations d'un côté ou de l'autre, les coups de bluff et les coups de force, j'ai vu les campagnes des militants enthousiastes et leurs scores insatisfaisants dans la plupart des cas.
Mais comme tous les militants, j'ai cru que les petits scores pouvaient faire les grandes victoires, pour peu qu'ils fussent soutenus par une visibilité nationale de nos idées et une stratégie à long terme.
Las, après la campagne inaudible du traité constitutionnel Européen en 2005, la campagne en queue de peloton du PS en 2007, la désillusion était forte sur ce plan, d'autant plus que mon choix personnel n'allait pas dans le sens de la décision de la direction du Parti, lors de ces 2 scrutins. Sur les élections Européennes, il y avait un vrai créneau idéologique et politique pour ressouder le parti autour d'un projet consensuel tout en profitant de la faiblesse du grand frère pour faire un beau score, enfin à la hauteur de nos idées. Las... 
Dans ces conditions, je ne vois pas bien à quoi sert le PRG comme parti politique. C'est un think tank et un club d'élus sympathique et éclairé, mais qui n'assume pas ses ambitions au moment de se confronter aux suffrages des citoyens.

Les idées des radicaux de gauche sont pourtant les plus à même de répondre aux défis de la République du 21eme siècle, en France, en Europe et dans le monde. La laïcité, les libertés individuelles et les libertés publiques, la transformation de la société par l'homme et pour l'homme, l'écologie pragmatique, l'économie sociale et solidaire, toutes ces belles idées sont au coeur du projet radical. Beaucoup sont aujourd'hui mises à mal par le gouvernement et le président de la République, et menacées comme jamais elles ne l'ont été. Mais le PS en capilotade ne semble pas capable de rénover son logiciel, et le coucou issu de la démocratie chrétienne se drape dans nos vieux habits vides sans que les Français ne soupçonnent la supercherie. S'il était sincère, pourquoi pas ? Mais sa conception très personnelle du pouvoir au sein de son propre parti ne laisse pas entrevoir d'issue de ce côté. Triste paysage, mais soyons patients...

Mon action politique va se concentrer sur le local et sur mon mandat Vaucressonnais.
Je vous invite donc à la suivre sur http://www.vaucressonsolidarite.fr
Déjà ralenti ces derniers mois, le blog www.romaincarayol.fr va se mettre en sommeil quelques temps. Il n'a plus de sens dans ce contexte.

A bientôt.
- Publié dans : PRG
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 4 janvier 2009

PARIS, 2 janvier 2009 (AFP) - Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a estimé vendredi que la "politique économique, éducative et judiciaire (de Nicolas Sarkozy) ne changerait pas d'un iota"

en 2009.

Le chef de l'Etat "a bien voulu confirmer que l'année 2009 serait difficile pour tous" lors de ses voeux télévisés mercredi, a déclaré le sénateur du Tarn-et-Garonne, dans un communiqué.

"Convaincu qu'il faudrait faire plus en cette nouvelle année, il en a surtout déduit que sa politique économique, éducative et judiciaire ne changerait pas d'un iota, même s'il avait dû freiner ses projets devant les protestations des forces syndicales, des associations, des jeunes et surtout d'une part grandissante de la population", a poursuivi M. Baylet.

Il souhaite que "l'activisme personnel du président de la République s'accompagne en 2009 d'une prise en compte plus concrète des attentes des citoyens inquiets devant la flambée du chômage, des entrepreneurs déçus du peu de soutien accordé aux PME et TPE et à la recherche" notamment.

Le PRG annonce également qu'il organisera une "Convention nationale pour actualiser (son) programme" les 27, 28 et 29 mars à La Rochelle.

- Publié dans : PRG
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 novembre 2008
Gérard CHARASSE, député de l'Allier et Vice-président du groupe SRC, est
intervenu mercredi 26 novembre dans la discussion générale sur le projet de
loi sur la réforme de l'audiovisuel public. Gérard Charasse était membre de
la commission spéciale constituée pour l'examen de ce texte.

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, après les
réunions de la commission spéciale sur l'audiovisuel auxquelles j'ai
participé avec un véritable désir de saisir, pour aujourd'hui et pour
demain, les enjeux d'une réforme de ce secteur sensible, je suis réservé
quant au tempo choisi par le Gouvernement. J'ai la sensation d'un travail
inachevé, d'une réflexion contrainte par une volonté politique qui ne dit
pas son nom. Il n'y a pas urgence à légiférer sur cette question et je n'ai
d'ailleurs pas le sentiment que nous soyons prêts à le faire.

La télévision est, depuis longtemps, un monde qui va vite, un monde qui ne
tarde jamais à trouver les équilibres qu'il recherche. Dans ce domaine,
l'action publique doit donc être mesurée. Or, après plusieurs heures de
débat, je n'ai pas l'impression de voir un chemin se dégager. Deux questions
essentielles ne sont pas tranchées : celle du service public que nous
voulons, celle de la télévision que nous voulons.

J'ai défendu, notamment avec le regretté Michel Crépeau, la suppression de
la publicité à la télévision publique. L'objectif était de délier le service
public d'engagements commerciaux dont il sait qu'ils sapent son
indépendance. Cela supposait que le pouvoir exécutif ne se comportât pas
comme un publicitaire, qu'il donnât, certes, une direction, mais qu'il se
tînt loin de l'opérationnel, bref, cela impliquait d'assurer son
indépendance à l'égard des financiers et du pouvoir politique. Il n'en est
rien aujourd'hui, puisque vous nous proposez au contraire de revenir à
l'ORTF, avec des liens directs entre le pouvoir et les chaînes, leur patron,
leur budget et leur organisation interne. Bref, nous ne sommes pas encore en
route vers la modernité !

Deux solutions se présentent à nous : ou bien la majorité – du moins, une
partie de la majorité – avoue son dessein de supprimer le service public de
la télévision et l'assume, avoue son idée d'une « télé-produit » et
l'assume ; ou bien nous confirmons la suppression de la publicité, mais
l'accompagnons d'une réforme moderne qui installe le service public de la
télévision là où il doit être, c'est-à-dire dans l'indépendance, la
transmission de la culture, la production et tous ses supports, bref, nous
faisons en sorte que ce service-là ne soit pas un miroir pauvre – un de plus
– pour notre société, mais une fenêtre grande ouverte sur l'autre, sur
ailleurs et sur demain.

La deuxième question non tranchée est celle de la télévision que nous
voulons. Si personne ne songe à placer toute la production télévisuelle en
coupe réglée, il est cependant permis d'imaginer de ne pas exonérer le
secteur privé de toute responsabilité culturelle, sociale et territoriale.

La responsabilité culturelle à l'égard de la production est une conception
pour laquelle la France s'est battue bec et ongles lors de l'élaboration de
la directive communautaire « Télévision sans frontières », réussissant pour
partie à convaincre ses voisins européens. Et nous y renoncerions du jour au
lendemain, ce qui laisserait entendre que nous avons oublié, voire que nous
voudrions faire oublier la dimension culturelle de cet outil ?

En matière de responsabilité sociale, l'État doit faire preuve de vigilance
à l'égard de la concentration des entreprises de communication. Cela relève,
ainsi que le disait un commissaire européen, de la sécurité démocratique.
Face au risque de concentration, comme on l'a vu au moment de la libération
des ondes par François Mitterrand, la multiplicité des sources est l'une des
solutions. Or, ce texte ne traite pas des initiatives dans les régions, dont
je dirai un mot pour conclure. Quelle cohérence y a-t-il dans un texte qui
supprime la publicité sur le service public et veut le financer par une taxe
sur le service privé – taxe qui ne suffira pas, comme nous l'avons démontré
– et qui, au niveau régional, maintient la publicité dans le public sans
supprimer la taxe pour le privé ?

Je n'ai pu exprimer en cinq minutes l'ensemble de mes doutes et de mes
inquiétudes sur le texte, mais son report me paraîtrait la plus sage des
solutions. Pour que les parlementaires radicaux de gauche le votent, il
faudrait vraiment que les quinze séances à venir jusqu'au 4 décembre
prochain soient exceptionnellement fructueuses. (Applaudissements sur les
bancs du groupe SRC.)
- Publié dans : PRG
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008

Source : AFP

20/11/2008 | Mise à jour : 10:47 | . Le retrait du fichier

policier controversé Edvige, annoncé en septembre par le gouvernement, a été officialisé aujourd'hui par un décret paru au Journal officiel.

Le bref décret du ministère de l'Intérieur daté de mercredi précise que "le retrait numéro 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé +Edvige+ est retiré".

Le retrait du fichier Edvige, qui devait remplacer celui des Renseignements généraux (RG), a été décidé par le gouvernement à la suite du tollé déclenché par le type de données "sensibles" qui pouvaient être collectées : santé, sexualité, personnalités, mineurs dès 13 ans susceptibles de troubler l'ordre public.

Le remplacement d'Edvige (acronyme d'"Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale") par un nouveau fichier avait été annoncé par un communiqué des services du Premier ministre François Fillon, le 18 septembre.

La nouvelle mouture du fichier, baptisée EDVIRSP (pour "exploitation documentation et valorisation de l'information relative à la sécurité publique"), exclut désormais le recueil de données concernant la santé ou la vie sexuelle ainsi que le fichage de personnalités exerçant un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux "significatif".

Le décret créant ce nouveau fichier est actuellement soumis à l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), avant d'être ensuite présenté au Conseil d'Etat.

- Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008

PARIS, 20 novembre 2008 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du PRG, et Jean-Luc Laurent, secrétaire national du MRC (chevènementiste), ont dénoncé jeudi dans des communiqués "les manoeuvres" et "la culture de provocation" du ministre de l'Eduation nationale, Xavier Darcos, contre le droit de grève.

"Les manoeuvres du ministre de l'Education nationale contre le droit de grève des enseignants et la multiplication des faveurs concédées à l'enseignement privé constituent des attaques sans précédent contre l'école publique et contre les finances locales", affirme M. Baylet.

"Le ministre de l’Education nationale mène une politique méthodique de destruction de l’Ecole publique, laïque et gratuite à laquelle nous sommes tous attachés", ajoute le président des radicaux de gauche.

De son côté, M. Laurent "exprime sa stupéfaction" devant les propos de M.

Darcos qui "juge utile de dénoncer une prétendue culture de la grève chez les enseignants".

"Xavier Darcos, lui, fait preuve d'une certaine culture de la provocation.

Les enseignants effectuent une tâche quotidienne précieuse. Il est temps

(...) de cesser ce type d'allégation coupable", ajoute le maire du Kremlin-Bicêtre.

M. Darcos a brocardé les syndicats de l'Education nationale, dénonçant une "culture de la grève".

- Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus