Pour ma part, je ne m'y résouds pas. Ne pas présenter de candidats, c'est la meilleure façon de liquider le PRG à moyen terme. Après 6 ans de militance dans ses rangs, j'ai vu les tentatives de négociations d'un côté ou de l'autre, les coups de bluff et les coups de force, j'ai vu les campagnes des militants enthousiastes et leurs scores insatisfaisants dans la plupart des cas.
Mais comme tous les militants, j'ai cru que les petits scores pouvaient faire les grandes victoires, pour peu qu'ils fussent soutenus par une visibilité nationale de nos idées et une stratégie à long terme.
Las, après la campagne inaudible du traité constitutionnel Européen en 2005, la campagne en queue de peloton du PS en 2007, la désillusion était forte sur ce plan, d'autant plus que mon choix personnel n'allait pas dans le sens de la décision de la direction du Parti, lors de ces 2 scrutins. Sur les élections Européennes, il y avait un vrai créneau idéologique et politique pour ressouder le parti autour d'un projet consensuel tout en profitant de la faiblesse du grand frère pour faire un beau score, enfin à la hauteur de nos idées. Las...
Dans ces conditions, je ne vois pas bien à quoi sert le PRG comme parti politique. C'est un think tank et un club d'élus sympathique et éclairé, mais qui n'assume pas ses ambitions au moment de se confronter aux suffrages des citoyens.
Les idées des radicaux de gauche sont pourtant les plus à même de répondre aux défis de la République du 21eme siècle, en France, en Europe et dans le monde. La laïcité, les libertés individuelles et les libertés publiques, la transformation de la société par l'homme et pour l'homme, l'écologie pragmatique, l'économie sociale et solidaire, toutes ces belles idées sont au coeur du projet radical. Beaucoup sont aujourd'hui mises à mal par le gouvernement et le président de la République, et menacées comme jamais elles ne l'ont été. Mais le PS en capilotade ne semble pas capable de rénover son logiciel, et le coucou issu de la démocratie chrétienne se drape dans nos vieux habits vides sans que les Français ne soupçonnent la supercherie. S'il était sincère, pourquoi pas ? Mais sa conception très personnelle du pouvoir au sein de son propre parti ne laisse pas entrevoir d'issue de ce côté. Triste paysage, mais soyons patients...
Mon action politique va se concentrer sur le local et sur mon mandat Vaucressonnais.
Je vous invite donc à la suivre sur http://www.vaucressonsolidarite.fr
Déjà ralenti ces derniers mois, le blog www.romaincarayol.fr va se mettre en sommeil quelques temps. Il n'a plus de sens dans ce contexte.
A bientôt.