PARIS, 17 mai 2008 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du PRG, a affirmé samedi que la stratégie de son parti aux élections européennes de 2009 est l'un des thèmes du congrès du PRG, qui a commencé ses travaux à Paris, et a estimé "possible" une alliance avec d'autres centristes à ce scrutin.
"Une des raisons de ce congrès est de fixer la ligne politique, y compris par rapport aux européennes", a affirme à l'AFP le sénateur du Tarn-et-Garonne à l'ouverture du congrès de deux jours du PRG, qui réunit quelque 400 délégués.
"Il y une forte volonté dans le parti d'être présent à ces élections européennes, car nous sommes un parti engagé et militant de l'Europe" mais de "quelle manière avec quelle alliance c'est une question que nous allons poser" dans les mois à venir, a précisé M. Baylet seul candidat à sa succession à la tête du PRG.
Sur une alliance avec d'autres centristes - le Modem de François Bayrou ou le Parti radical de Jean-Louis Borloo - M. Baylet a répondu: "c'est possible, j'attends de voir comment vont se passer les discussions avec les uns et les autres".
Alors que Bernard Tapie n'a pas exclu d'être candidat aux européennes proposant une discussion avec M. Baylet, celui-ci a répondu: "Bernard Tapie n'est plus membre du PRG, ses déclarations n'engagent que lui". "Je pensais qu'il avait renoncé à la politique. Je peux toujours discuter avec lui, mais cela m'étonnerait qu'on discute de cela!".
Quant aux annonces par Ségolène Royal de sa candidature à la tête du PS et en 2012, M. Baylet a affirmé: "je ne me mêle pas des problèmes internes du PS", mais "ce qui nous intéresse c'est de parler avec les socialistes de la manière dont nous choisirons, j'espère tous ensemble, notre candidat ou candidate pour la prochaine présidentielle".
"Cela ne peut pas se passer comme la dernière fois", a prévenu M. Baylet, dont le parti avait soutenu Ségolène Royal dès le premier tour de 2007.
"Nous aurons notre mot à dire", a-t-il averti.
Pour gagner la présidentielle, selon lui, "il faut que la gauche et les radicaux fassent un grand travail doctrinal, et revenir à l'idéologie".
PARIS, 18 mai 2008 (AFP) - Le Parti radical de gauche (PRG), réuni en Congrès à Paris samedi et dimanche, a reconduit à sa tête Jean-Michel Baylet, chef du parti depuis douze ans, mais derrière ce consensus se cachent de vives divergences entre partisans et adversaires d'une ouverture au centre.
Les quelque 400 délégués du PRG ont voté, à la quasi-unanimité -avec une abstention et trois votes contre- pour la reconduction du sénateur du Tarn-et-Garonne, 61 ans, seul candidat en lice.
Allié, depuis sa fondation en 1972, du PS, au point d'être taxé de "satellite", le PRG a aujourd'hui des états d'âme après la défaite en 2007 de la candidate socialiste Ségolène Royal, qu'il soutenait dès le premier tour, et le score de François Bayrou qu'il voit sur ses plates-bandes.
Pour les élections européennes de 2009, M. Baylet - qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo- a estimé "possible" une alliance avec ce parti et le MoDem de Bayrou.
"Alliance des 3 B - Baylet-Bayrou-Borloo"- préconisent des militants. Le débat n'est pas tranché et reporté à une Convention.
"Les enjeux des scrutins étant différents, les alliances devraient l'être aussi", résume Elisabeth Boyer, secrétaire nationale. Aux européennes, le PRG, partisan d'une Europe fédérale, ne peut s'allier aux "nonistes" du PCF ou du PS, argue-t-elle. En revanche, aux régionales de 2010 et à la présidentielle de 2012, il reviendrait au bercail de la gauche.
Habituellement souple et consensuel, M. Baylet n'a pas hésité à lever la voix contre les "procureurs de l'immobilisme" dans son parti, qui lui ont reproché l'ouverture au centre.
"Je n'autoriserai personne de m'interdire de dialoguer avec qui que ce soit". Au PRG, "il est interdit d'interdir"a-t-il lancé reprenant un slogan de mai 68.
Thierry Braillard, maire-adjoint de Lyon, n'avait pas mâché ses mots samedi en s'y opposant: "la discussion avec les Valoisiens était troublante et troublée. Il faut clôturer un débat polluant qui n'aurait jamais dû naître", "l'avenir du PRG est à gauche".
Reflétant les réticences de nombre de militants -notamment de la Fédération de Paris, fidèle à l'alliance à gauche- Claudette Brunet Lechenault, conseillère générale de Saône-et-Loire, a martelé: "je ne veux pas que mon parti fasse alliance avec un parti qui a des membres au gouvernement de Nicolas Sarkozy".
De son côté, M. Baylet a réaffirmé l'appartenance du PRG au camp de la
gauche: "Nous voulons être et nous sommes à gauche", il faut "rechercher encore et toujours l'union de la gauche, à laquelle il faut une doctrine adaptée au siècle. Je mènerai combat pour l'union", s'est-il engagé.
L'identité du parti était aussi au centre des préoccupations: "notre territoire se rétrécit, se rabougrit", souligne le vice-président Thierry Jeantet, rappelant "le positionnement de Jean-Louis Borloo qui veut un Grenelle du radicalisme", de François Bayrou qui "marche sur nos plates-bandes" et du PS qui "revêt le manteau du radicalisme" en prônant "réforme et laïcité".
L'ancien président Jean-François Hory est appelé à la rescousse pour mener une réflexion doctrinale.
Quant à l'offre de service de Bernard Tapie pour 2008, elle a été balayée par M. Baylet qui a rappelé qu'il "n'est plus membre du PRG" depuis son ralliement à Nicolas Sarkozy.
Ne dérogeant pas à la mode en vogue à gauche -au PS, au PCF, à la LCR- le changement du nom du parti a été évoqué mais finalement les militants se sont dits "attachés à l'intitulé radical, lié aux valeurs historiques de notre parti", a souligné Elisabeth Boyer.
Le 5 mai au soir, le Conseil communautaire a voté la première décision modificative du budget 2008, un mois après avoir voté son budget primitif. Il ne s’agit pas d’une modification marginale : nous allons augmenter les dépenses d’un million 155 mille €, sur un budget total de 20 millions 783 mille €. Pourquoi cette urgence à augmenter nos dépenses de fonctionnement ? La pépinière d’entreprise de Saint-Cloud, reprise par la communauté d’agglo en 2004, est au bord du dépot de bilan. Et aucun moyen d’anticiper ces pertes abyssales : elles ne sont apparues qu’il y a ... 3 semaines !
J’ai voté contre cette fuite en avant ruineuse, comme mes amis d’opposition de Garches et de Saint-Cloud, ainsi que 2 autres conseillers communautaires. 4 abstentions se sont jointes à nos votes, mais 17 votes favorables sur 27 l’ont emporté.
Petit retour en arrière, sur la base des informations fournies : La pépinière de Saint Cloud abrite depuis 1994 une 40aine d’entreprises en création, dont moins d’un quart viennent du territoire des 3 communes. Elle a accumulé les pertes à « petite » échelle jusqu’à 2004, date où elle a été reprise par Coeur de Seine. Les pertes cumulées étaient alors de l’ordre de 300 K€. En 2007, un déménagement de locaux se solde par une nouvelle perte de 345 K€ de dédit au bailleur précédent (oubli de résilier le bail...) et par un engagement pour 12 ans avec le nouveau bailleur, cautionné par un vote du conseil communautaire de Coeur de Seine. Nous voilà donc engagés à hauteur de plus de 5 M€ ! Pas de chance, les déficits se creusent, atteignant maintenant au cumul 1 155 000 € ; la pépinière est en cessation de paiement.
Le nouveau président de l’association pour la création d’entreprise (ACE) nommé le 25 janvier 2008 par M. Le Maire de Saint Cloud et Président de Coeur de Seine à l’époque des faits, Eric Berdoati, ne peut que diligenter un commissaire aux comptes qui constatera l’ampleur des dégats. Le commissaire aux comptes déclenche la procédure d’alerte : dès lors le choix est : poursuivre (avec quel argent ? ) ou déposer le bilan.
L’argent devra être fourni par Coeur de Seine, solidaire de la pépinière puisqu’elle avait un représentant à son conseil d’administration. Selon M.Gauthier, Sénateur-maire de Garches, nous pourrions donc être retenus comme responsables pour gestion de fait. Du reste, en cas de dépot de bilan, le bailleur poursuivrait Coeur de Seine pour obtenir les 5 millions que l’interco lui doit. Pas de choix, donc, nous devons payer ce million 155 mille euro pour éponger les dettes d’ACE, puis la soutenir à hauteur de 400 mille euro par an afin de combler le déficit structurel inhérent à cette activité !
Comment a t-on pu en arriver là, ne rien voir pendant des années, engager nos trois communes à cette hauteur ? Ce n’est pas le débat (quoi qu’il ait son intérêt). Il s’agit de savoir si notre communauté d’agglo doit persister dans une erreur si lourde, et renouveller son soutien à une association manifestement mal gérée.
Il s’agit de savoir, après apurement de la dette, quelles mesures seront mises en oeuvre pour développer l’activité et la rendre plus bénéfique pour l’emploi dans nos communes, pour réduire les coûts.
Il s’agit surtout de mettre en place des gardes-fous, des méthodes de suivi et de gouvernance efficaces pour redresser la barre et éviter que les finances de nos villes ne soient aspirées à nouveau dans quelque trou noir.
Nous avons voté contre cette décision modificative et contre la subvention à ACE car les conditions ne nous ont pas semblé réunies pour transformer ce fiasco en expérience positive. Malgré nos interrogations exprimées par lettre 10 jours avant la séance, aucun élément supplémentaire n’a été apporté sur le plan de redressement, les risques juridiques, les mesures en faveur d’une meilleure gouvernance.
Après le vote, nous ne sommes pas plus rassurés, loin s’en faut...
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